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2026-03-09
European Commission

Une nouvelle étude suggère que les nanoplastiques pourraient représenter la part dominante de la pollution plastique en Atlantique Nord

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Une nouvelle étude suggère que les nanoplastiques pourraient représenter la part dominante de la pollution plastique en Atlantique Nord

La pollution plastique est encore souvent analysée à travers les déchets visibles et les microplastiques. Les nouvelles données scientifiques attirent toutefois l’attention sur une fraction bien plus difficile à suivre : les nanoplastiques. Une publication mise en avant par la Commission européenne indique que cette fraction pourrait contribuer de manière majeure à la charge globale en Atlantique Nord.

Que sont les nanoplastiques et pourquoi leur mesure est-elle complexe ?

Les nanoplastiques sont des particules de très petite taille, difficiles à isoler avec les méthodes de surveillance classiques. À cette échelle, l’échantillonnage, la séparation et la validation analytique deviennent plus exigeants. C’est aussi pourquoi, dans de nombreux textes de politique publique, ils sont encore abordés dans le périmètre général des microplastiques.

Que couvre l’étude ?

L’étude a été menée sur 12 points d’échantillonnage dans l’Atlantique Nord, avec une lecture par couches de profondeur. Les chercheurs ont comparé les concentrations près de la surface, en couche intermédiaire et en couche profonde.

Niveaux mesurés par couche

- Mixed layer : 18.1 mg/m3

- Intermediate layer : 10.9 mg/m3

- Bottom layer : 5.5 mg/m3

- Coastal shelf mixed layer : 25.0 mg/m3

Cette distribution montre que la question ne se limite pas à la surface : la colonne d’eau entière doit être prise en compte.

Quels polymères ressortent ?

Les fractions PET, PS et PVC apparaissent comme dominantes dans les résultats. Pour les entreprises, ce point est important : le type de polymère influence directement les approches de conformité, de sécurité produit, de traçabilité et de communication environnementale.

Pourquoi les estimations de masse totale sont-elles marquantes ?

L’étude avance une masse totale estimée de nanoplastiques comprise entre 11.73 Mt et 15.20 Mt. Ce niveau peut dépasser plusieurs estimations antérieures macro + microplastiques combinées, ce qui modifie potentiellement la lecture de l’empreinte plastique marine.

Quels enjeux pour la conformité et la durabilité ?

Ces résultats n’introduisent pas à eux seuls une nouvelle obligation immédiate. En revanche, ils signalent clairement l’évolution probable des attentes :

1. Des évaluations environnementales plus fines selon la taille des particules.

2. Des exigences accrues de robustesse sur les données polymères.

3. Une pression plus forte sur la qualité des preuves en reporting durabilité.

4. Une différenciation plus explicite entre micro et nano dans les cadres futurs.

Analyse Pier Compliance

Pour les organisations, l’enjeu est d’anticiper. Les sujets conformité environnementale, sécurité produit, emballage et performance durable convergent. Mieux structurer les données aujourd’hui permet de réduire le risque réglementaire demain.

Pages liées :

- [Gestion réglementaire et conformité environnementale](/fr/nos-services/gestion-reglementaire)

- [Conformité EPR et emballages](/fr/nos-services/epr-ambalaj)

- [Contact](/fr/contact)

Conclusion

Les nanoplastiques passent d’un sujet technique de niche à un signal structurant pour l’évaluation de la pollution plastique. Les entreprises qui renforcent dès maintenant la traçabilité matière et la qualité des données seront plus solides face aux attentes réglementaires à venir.

Source

Source: European Commission, Directorate-General for Environment, “Do nanoplastic particles make up the majority of North Atlantic plastic pollution?”, 9 March 2026

https://environment.ec.europa.eu/news/do-nanoplastic-particles-make-majority-north-atlantic-plastic-pollution-2026-03-09_en

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